La banque centrale d'Iran interdit les transactions de crypto-monnaie aux banques nationales

Citant des préoccupations de blanchiment d’argent, la Banque centrale d’Iran (CBI) a interdit aux banques du pays d’offrir des services aux entreprises cryptographiques ou de traiter des crypto-monnaies.

Le comité suprême de la CBI, chargé de lutter contre le blanchiment d’argent et la fuite des capitaux en Iran, a publié une circulaire interdisant aux banques et aux institutions financières d’acheter, de vendre ou de promouvoir des crypto-monnaies.

Dans sa circulaire, la CBI a également affirmé que les crypto-monnaies «peuvent être utilisées pour le blanchiment d’argent, le soutien au terrorisme et l’échange de sommes entre malfaiteurs», a révélé IRNA, l’agence de presse officielle iranienne.

Un extrait de la circulaire, tel que rapporté par Reuters, se lit comme suit:

Les banques et les établissements de crédit et les bureaux de change doivent éviter toute vente ou achat de ces devises ou prendre des mesures pour les promouvoir.

Les freins à la crypto-monnaie viennent au cours des réformes plus larges ce mois-ci où l’Iran a formellement unifié ses taux de change officiels et ouverts sur le marché dans le but d’arrêter la chute du rial iranien, la monnaie fiduciaire du pays. La banque centrale a également limité le montant autorisé de la monnaie étrangère – en espèces – détenu par un citoyen iranien à 10 000 euros (12 250 dollars).

Les mesures incluent une interdiction des transferts d’argent et des swaps au-delà des banques car le rial a atteint son plus bas historique au début du mois en raison des craintes d’un possible retour des sanctions financières paralysantes menées par les Etats-Unis.

L’Iran a subi une panne bancaire après les paiements internationaux Le rail SWIFT a banni les banques du pays de son réseau en 2012 dans un blocus qui a duré quatre ans jusqu’à ce qu’un accord nucléaire de l’ancien président américain Obama lève ces sanctions à Téhéran en 2016.

Le 12 mai, le président américain Donald Trump voit une échéance pour soit signer une dérogation présidentielle sur les sanctions iraniennes, soit retirer formellement les Etats-Unis de l’accord nucléaire de l’ère Obama.

L’Iran, quant à lui, a activement exploré le développement de sa propre crypto-monnaie, basée sur un blockchain, émise par l’Etat, suivant les goûts de Petro, un pétrolier vénézuélien, comme moyen de contourner les sanctions économiques.

Traduit librement depuis CCN.com

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